Avé, César !

Tout commence sur un plateau de tournage. Eddie Mannix, fixeur dans un célèbre studio hollywoodien, nous entraine dans les coulisses d’une industrie où se mêle luxure et kitch.

 

Véritable patchwork de l’œuvre des frères Cohen, « Avé, César ! » regroupe des influences multiples. Un peu de « Fargo » dans la bande sonore, de « Burn After Reading » pour le comique de situation, le film enchaîne les hommages. Du western à la comédie musicale, la palette des styles détournés par les deux frères est d’une richesse inouïe. Pour les amateurs de jeux vidéo, vous apprécierez l’univers très proche de celui de « Grim Fandango ».

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Côté casting, le film se pare de grands noms (Josh Brolin, George Clooney entre autres) mais aussi de belles découvertes avec notamment Alden Ehrenreich. Chacun joue sa gamme avec justesse et participe à la réussite de cette grande farce satirique.

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Trois ans après le très poétique Inside Llewyn Davis, les frères Cohen sont de retour avec une ode au Hollywood des années 1950. Mêlant habilement des thématiques telles que la religion, la politique et l’industrie du cinéma, les réalisateurs réussissent à dégager plusieurs pistes de réflexions. Revisitant l’univers de « Barton Fink », le film n’évoque que trop brièvement le cinéma comme outil de propagande idéologique. Entre authenticité et folie, le film se cantonne à son objectif de base : être léger et divertissant.

Hommage, satire ou les deux ? Les frères Cohen réunissent tous les ingrédients qui ont fait leur succès dans un film hautement parodique et ultra-référencé. Un pur produit de l’imagerie des deux cinéastes qui perpétue la tradition hollywoodienne avec ce bel hommage. Pas le meilleur des frères Cohen mais assurément un bon film.

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