I PRIMI DELLA LISTA

Sur fond d’histoire vraie, Roan Johnson narre la mésaventure de trois jeunes Italiens en plein road trip. Entre humour, musique et révolution, cette fable décalée dépeint avec rythme l’Italie des années 1970.


Synopsis : Pise, mai 1970 : au lieu de préparer leur bac, deux copains rejoignent régulièrement Pino, militant d’extrême gauche, Avec lequel ils partagent la passion pour la guitare et pour la chanson révolutionnaire. La nouvelle leur parvient d’un coup d’état qui serait en train de replonger l’Italie en plein fascisme. Seront-ils, parmi les opposants à liquider, les « premiers sur la liste » ? Il faut en tous cas qu’ils partent vite en Autriche, où ils pourront demander le droit d’asile…
Cette drôle d’intrigue est inspirée d’une histoire vraie qui arrivera jusque sur le bureau d’Aldo Moro, alors ministre des Affaires étrangères.


Pise, mai 1970, au lieu de préparer leur bac, deux copains rejoignent régulièrement Pino, militant d’extrême gauche. La nouvelle leur parvient d’un coup d’état qui serait en train de replonger l’Italie en plein fascisme. C’est par ce synopsis sans réelle prétention que commence ce film aux ambitions somme toute minimes : retranscrire une histoire vraie avec bonne humeur et cocasseries. Road-movie burlesque sur deux amis contraints de suivre un apprenti révolutionnaire effrayé par un possible retour du fascisme en Italie, « I Primi della Lista » est un drôle d’ovni.

Le film avance de déconvenue en déconvenue si bien qu’une question se pose au spectateur : jusqu’où iront-ils ? L’enchainement des scènes se goupille de fort belles manières et le comique de situation tant à élever la simplicité de l’intrigue vers à tout autre niveau. On suit avec beaucoup d’amusement l’évolution narrative des personnages jusqu’au dénouement qui se révèle être le divin point d’orgue de cette fraîche comédie à l’italienne.
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Le personnage de Pino Masi, véritable chef de meute tout au long du film participe grandement à ce comique de situation, la figure d’autorité révolutionnaire dont il est affublé rend le personnage crédible et attachant.

Cette visite à travers l’Italie et l’image de la jeunesse qu’elle reflète sonne comme un véritable hommage. Pendant environ une heure et demie, le trio multiplie les quiproquos et les situations délicates pour notre plus grand plaisir. Si le film semble effectivement multiplier les situations de tensions, c’est pour mieux les retourner contre ces protagonistes.

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Grâce à une ambiance musicale magistrale, le réalisateur réussit à convaincre l’auditoire d’un véritable retour du fascisme en Italie, le contraste voulu entre la confusion de la situation et la tension évoquée par la musique fonctionne remarquablement.

Claudio Santamaria, Francesco Turbanti et Paolo Cioni forment un trio élégant qui réussit à tenir la même note sur toute la tonalité du film. Entre paranoïa, quiproquos et ambiance bonne enfant, le film tient toutes ses promesses et livre un résultat, certes sans prétention, mais porteur d’une identité très forte.


Note : 7/10

I Primi della Lista

Un film de Roan Johnson avec Claudio Santamaria, Francesco Turbanti, Paolo Cioni…
Comédie – Italien – 1h25 – Sorti encore inconnue

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